J’ai volontairement configuré tout le studio : DAW, plugins, sessions et Apollo x8 Gen2 en 24 bits / 192 kHz dès le départ car je considère ça comme totalement future-proof pour les 10 prochaines années pour ces raisons :
192 kHz = la limite pratique actuelle du matériel haut de gamme
– La très grande majorité des convertisseurs A/N et N/A professionnels (même les plus chers : Prism, Lavry, Antelope, Burl, etc.) culminent à 192 kHz (parfois 384 kHz, mais très rarement utilisé).
– Au-delà de 192 kHz, les gains en qualité sont théoriquement infimes et souvent inaudibles (loi de Nyquist : 192 kHz couvre jusqu’à 96 kHz, bien au-delà de l’oreille humaine ~20-22 kHz même chez les plus jeunes).
– Les plugins UAD (Unison, émulations analogiques) sont optimisés jusqu’à 192 kHz et UA garantit leur stabilité à ce sample rate. C’est rare : beaucoup de concurrents (RME, Antelope, Lynx…) déconseillent ou désactivent certains plugins à 176/192 kHz pour des raisons de charge CPU/DSP.
Headroom énorme en oversampling interne
– Beaucoup de plugins modernes (FabFilter, Plugin Alliance, Softube, etc.) font de l’oversampling x4, x8, x16 en interne.
– À 192 kHz natif, on donne déjà aux plugins une marge colossale pour travailler proprement sans aliasing, même avec de l’oversampling lourd. Je reste très loin de la limite CPU/DSP de l’Apollo.
Pas de compromis sur la latence et le nombre de canaux
– Les Apollo x Gen 2 gardent 6 DSP HEXA/ULTIMATE même à 192 kHz → je peux charger énormément de plugins Unison + effets sans craquer.
– Beaucoup d’interfaces concurrentes réduisent le nombre d’I/O ou de DSP disponibles dès qu’on passe en 176/192 kHz. UA non.
Évolution très lente des formats audio grand public et pro
– Le DSD 5.6 MHz ou 11.2 MHz existe… mais reste ultra-niche et souvent converti en PCM 192 ou 352 kHz pour le mix.
– Le 32 bit float 384 kHz existe (Merging, quelques Antelope), mais c’est purement marketing pour 99,9 % des utilisateurs : aucun avantage audible et problèmes de compatibilité énormes.
– En 2025, même Apple Music, Tidal, Qobuz, etc. plafonnent à 24/192 maximum.
En résumé :
On est déjà au plafond réaliste de ce que l’oreille humaine, les convertisseurs, les plugins et les formats de distribution actuels (et futurs proches) peuvent exploiter utilement. Passer au-delà (352/384 kHz, DSD, etc.) n’apporterait rien d’audible mais dégraderait la latence, la stabilité et la compatibilité.
Donc avec mon UAD Apollo x8 Gen 2 en 24/192, je pense être tranquille pour 10-15 ans minimum sans avoir à changer d’interface pour des raisons de sample rate. C’est exactement le sens de « future-proof » dans ce contexte.